Un petit article pour vous parler d’un film que j’ai vu récemment et qui m’a bien plu. Defendor est une production canado-américano-britannique, mettant en scène Arthur Poppington. C’est un homme d’une quarantaine d’années atteint d’un syndrome de Peter Pan et qui endosse le soir venu un costume de super-héros. Il sillone la ville le soir à la recherche de Captain Industry, un hypothétique magnat de la drogue, responsable de la mort de la mère de notre héros. Il va pour cela être à la fois manipulé et aidé par Kat Debrofkowitz, toxicomane et prostituée de son état.
Certains y verront une certaine similitude avec Kick Ass et pourtant ces deux productions sont des plus différentes. Si Kick Ass, et surtout sa version cinématographique, est la réalisation d’un rêve de gosse, enjolivée et plutôt gentillette dans le fond, Defendor a une autre portée. L’innocence et la naïveté du personnage principal contraste avec son physique de super-héros. Il n’est animé que par de bonnes intentions, préserver la vie des gens avant tout, et il ne cherche ni à accroître sa popularité ni même à la créer. Il est nativement un super-héros en quelque sorte puisque sa personnalité toute entière est construite autour de cette idée.
Defendor est un film prenant, plaisant à regarder, du bon divertissement mais portant également un message. On est loin du teen-movie ou des films classiques du genre. Complètement décalé et incarné magnifiquement par Woody Harrelson, Defendor est un héros de l’ordinaire et pourtant extraordinaire. Loin de mettre des rêves de super-héroïsme où tout est bien qui finit bien dans la tête du spectateur, Defendor fait réfléchir sur le sujet. Il développe à la fois des idées en faveur et en défaveur des « vigilants », mais avec humour et sans prise de tête.
